Apex Energies : les centrales au sol éthiques comme relais de croissance

APEX ENERGIES : LES CENTRALES AU SOL ÉTHIQUES COMME RELAIS DE CROISSANCE

Spécialiste du photovoltaïque sur bâtiment et en ombrières, Apex Energies s’est lancé en 2019 dans le solaire au sol. Avec beaucoup d’humilité et une approche axée sur le partage de la valeur avec les acteurs du territoire. Objectif : recueillir l’acceptation la plus large possible sur des projets de plus en plus souvent contestés.

l’Innovation durable dans le solaire photovoltaïque

Selon l’expression italienne consacrée : « Chi va piano va sano e va lontano », à savoir en français « Qui va doucement va sainement et arrive loin ». « Sur le solaire sol, nous sommes clairement des agnostiques. Nous apprenons et avançons doucement mais sûrement. Constamment autour de deux mantras irréfragables qui cristallisent les valeurs de l’entreprise depuis toujours : une forte acceptation des projets et le partage de la valeur avec l’ensemble des acteurs du territoire », assure Alexandre Volpato, Directeur solaire au sol chez Apex Energies.

Du dépôt de dossier au PC : 19 mois d’instruction

Cela dit, depuis 2019, Apex Energies a mis en service près de 18 MW de solaire au sol, soit cinq centrales au sol en tout, dont la puissance est comprise entre 2 et 5 MW. Aucune centrale au sol n’a cependant été installée en 2023, et la prochaine mise en service est planifiée pour 2025, avec notamment un projet de 5 MW dans les Pyrénées-Atlantiques. Les cibles préférentielles d’Apex Energies se portent sur les terrains dégradés, les terrains constructibles et quelques terrains naturels dans le respect de la sauvegarde de la biodiversité. « Du dépôt de dossier jusqu’à l’obtention du permis de construire, il faut compter à minima 19 mois d’instruction. 

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La loi APER- TEPOS en demi teinte

Les projets demeurent paralysés par les mesures administratives même avec la loi APER relative à l’Accélération du Déploiement des Energies Renouvelables dont on vient de fêter le premier anniversaire et dont nous n’avons pas encore 75 % des décrets. Les arbitrages politiques, et les considérations stratégiques ralentissent le processus. Nos gouvernants et notre administration doivent avoir en tête que le solaire est un outil majeur de souveraineté énergétique », admet Alexandre Volpato qui attend beaucoup de la loi Industrie Verte promulguée le 23 octobre 2023 (voir encadré) qui devrait permettre un gain d’au moins six mois sur l’instruction.

« Faire du partage de la valeur l’axe majeur du développement des centrales au sol » 

Les obstacles des centrales solaires au sol

Il est aussi une autre réalité qui devient de plus en prégnante sur le terrain : le solaire au sol commence à souffrir, à l’instar de l’éolien, d’un problème d’acceptabilité. Dans ce cadre, la loi APER qui permet aux maires de déterminer des zones d’accélération (ZAER) doit être en mesure de renforcer le sentiment d’appropriation locale des projets, sous l’égide des préfectures qui sont été briefées pour jouer le jeu. « Nous avons besoin de réelles concertations avec les collectivités qui donnent le pouls du territoire. Chez Apex Energies, notre philosophie est d’œuvrer avec les instances locales et les citoyens en saine complémentarité. Pas contre. Certains projets photovoltaïques qui font un peu dans la démesure touchent à l’affect et provoquent des émotions négatives. Les réunions publiques deviennent alors des caisses de résonance. Les acteurs du solaire face aux collectivités, c’est devenu le pot de terre contre le pot de fer, David contre Goliath. Il faut réinstaurer un dialogue, faire de la pédagogie, des concessions et faire du partage de la valeur l’axe central du développement des centrales au sol. Sur ce point, nous allons abonder un fonds auprès de la Caisse des dépôts pour assister économiquement les collectivités dans la sauvegarde de la biodiversité et dans l’efficacité énergétique », poursuit le spécialiste solaire au sol chez Apex Energies. « Notre expérience avec les collectivités démontre que de la collaboration sortent les projets les plus intéressants. Les zones d’accélération issues de bonnes collaborations sont extrêmement bien acceptées localement ».

Une quinzaine de projets de 1 MW au sol en attente

Dans ce contexte, Apex Energies attend d’ailleurs beaucoup du développement des centrales au sol de 1 MW en mode guichet, hors appel d’offres. Les territoires attendent aussi cela avec impatience. Des projets qui ont du sens pour alimenter en électricité, là une piscine, là une médiathèque ou une salle de sport et permettent aux collectivités de stabiliser les prix de leur énergie. « Il n’est pas dans la nature d’une collectivité d’être exposé à un marché spéculatif comme celui de l’énergie », analyse Alexandre Volpato. En 2024, l’objectif d’Apex Energies est ainsi de sécuriser le plus sûrement possible une quinzaine de projets de 1 MW. « Nous sommes toujours dans l’attente de l’arrêté tarifaire. Pour l’instant, ces projets sont soumis à un appel d’offres. Nous instruisons trop souvent une centrale de 1 MW comme une centrale de 10 MW, mêmes études, mêmes dossiers à compléter, alors qu’il est impossible d’engager le même investissement pour 1 MW et 10 MW. Là encore, le gouvernement manque de réactivité pour publier un arrêté cohérent attendu autant par les développeurs que par les collectivités », assène Alexandre Volpato. Au-delà de ces mini-centrales au sol, Apex Energies est aujourd’hui dans l’attente de plusieurs permis pour des centrales au sol au-delà de 20 MW qui font consensus localement, dans l’optique d’un dépôt aux appels d’offres de la CRE cette année ou l’année prochaine.

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Une position conservatrice sur l’agrivoltaïsme    

Reste l’épineux sujet de l’agrivoltaïsme. Parmi les projets au sol qui naissent çà et là sur les territoires, les projets agrivoltaïques détiennent la palme de la contestation, de manifestations de rejet en tribune-pétition dans les médias locaux et nationaux. « Sur l’agriPV, à savoir le solaire sur terres agricoles, nous avons une position conservatrice. Nous allons à la rencontre des agriculteurs et leur demandons comment nous pouvons travailler ensemble, avec eux. Nous progressons main dans la main avec les gens qui vivent de la terre. Nous nous positionnons comme un acteur prudent dans un secteur en devenir », reconnaît Alexandre Volpato. Et de revenir sur le développement des serres agricoles alibis qui ont entaché la crédibilité de la profession dans sa volonté de bien faire les choses dans le monde rural. Apex Energies développe ainsi pour l’agrivoltaïsme des solutions simples, robustes qui apportent un plus aux agriculteurs ainsi qu’un complément de revenus. « De ce plus naît toute la complexité de l’élaboration d’un projet réellement agrivoltaïque ! », conclut Alexandre Volpato qui aime à marteler le leitmotiv viscéral de l’entreprise. Faire avec, pas contre…

Les objectifs de la loi Industrie Verte

Cette loi évalue les besoins énergétiques nécessaires au développement industriel, en particulier ceux liés aux conséquences de l’électrification des usages. Elle tient compte des objectifs et des trajectoires nationaux en matière de diminution de l’artificialisation des sols et de décarbonation. Elle définit les engagements attendus de l’ensemble des acteurs concernés, notamment en termes de réduction des incidences environnementales. Voir notre article à ce sujet.

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